dimanche 4 juillet 2010

Guifettes noires

Depuis notre retour de Bonaventure, nous sommes allés deux fois aux étangs de Baie-du-Fèvre principalement pour essayer de faire des photos de guifettes noires en vol.

Après deux essais, je suis assez déçu des résultats, lorsque ce n'est pas l'autofocus qui ne réussi pas à bloquer sur le sujet tout en continuant la mise au point c'est ce sapré oiseau qui change de direction sans avertissement comme une plume pris dans une suite de tourbillons.

Après avoir rejeté une grande quantité de photos où quelquefois, la guifette n'apparait même pas sur l'image ou est hors foyer dans un des coins n'ayant pu suivre sa course erratique, je publie donc quelques photos en me promettant de fouiller la toile pour assimiler les conseils des maîtres de la photographie animalière( je pense particulièrement ici à Jody Melanson, canadien et probablement un des meilleurs photographes d'oiseaux à l'heure actuelle avec Christopher Dodds.)

Prochaine étape, diminuer le nombre de rejets au minimum ce qui ne viendra qu'avec l'expérience. Voici donc quelques unes des photos les mieux réussies.















vendredi 2 juillet 2010

Images gaspésiennes

Pas facile de revenir de Gaspésie, ce coin de pays fait maintenant partie de notre réalité estivale depuis la fin des années 70. En effet, Jo et moi d'avons jamais sauté une année sans y respirer l'air salin si réparateur pour la santé physique et mentale.

Alors comme thérapie, au retour, il nous reste à visionner les moments figés jadis sur pellicule et maintenant sur carte compact.

Voici donc quelques photos qui nous replongent dans le rêve et qui sait ? Peut-être vous décideront à aller voir les gaspésiens si recevants et y vivre les plaisirs de la mer et de la rivière.

Percé l'incontournable:



L'Embouchure de la rivière Malbaie à Barachois avec le rocher Percé en bonus à l'horizon:



Coin du Banc, tout près de la jonction des rivières du Portage et Murphy, de belles truites de mer se laissent tenter à l'occasion et si vous n'êtes pas pêcheur, vous n'avez qu'à traverser la voie ferrée et des kilomètres de la plus belle plage gaspésienne vous attendent pour une marche au son des vagues qui viennent se briser sur la grève.



Fosse Grassy de la rivière Bonaventure tôt le matin, les mains pourraient vous sentir le saumon:





Fosse Snake de la rivière Bonaventure, si vous aimez les fosses Rock&Roll à l'eau haute, plaisir et adrénaline garantis si salar s'empare de votre mouche :





mardi 29 juin 2010

Souvenir de la Rivière Bonaventure

Voici quelques photos d'un coucher de soleil doré où tout semblait s'imprégner de douceur et de plaisirs.

Le pêcheur est Mario Roussy, résident de Paspébiac, branché sur les mouches qui fonctionnent et pêcheur attentionné. Peu importe le temps, celui-ci tire presque toujours son épingle du jeu. Lorsqu'il met les pieds dans la rivière, il est attentif à toute manifestation de salar et rien ne saurait lui échapper.

Dans la soirée du 18 juin dernier, plus les 19:30 heures approchaient, plus Mario sentait qu'il allait se connecter, l'ordre chronologique des mouches était établie et il ne manquait plus que la bonne luminosité pour que salar et le pêcheur se mesurent.

Ce qui devait arriver arriva et ce n'est pas sans joie que Mario savourait la satisfaction d'une journée de pêche où le temps devait s'arrêter quelques minutes, juste la durée d'un combat où l'homme et le noble poisson se confrontent et se respectent.







Après coup, le pêcheur et quelques spectateurs échangent sur le pont surplombant les fosses Green et La Roche tout en renouvellant leur admiration devant le poisson mythique leurré par la ruse et l'adresse du pêcheur.

lundi 21 juin 2010

19 et 20 juin sur la Bonnie

Nous n’avions pas participé au tirage d’automne pour pêcher dans les secteurs contingentés de la Bonaventure mais le hasard devait nous favoriser et nous permettre de pêcher le secteur B de la Bonnie, secteur que nous connaissons et apprécions particulièrement.

Dans les jours précédant la fin de semaine du 19 juin, nous recevons un appel d’un gagnant de deux jours de pêche dans le secteur B nous offrant une perche car son compagnon ne pouvait se présenter. J’ai donc désigné ma blonde comme accompagnatrice pour les deux journées et j’allais me charger de faire les photos. Suite à cet appel, j’ai aussi mis une carte pour participer au tirage du dimanche 20 juin et, à ma grande surprise,la chance m’a souri.

Une visite de reconnaissance avait été effectuée la veille dans le secteur B et le niveau d’eau était bien pour retenir les poissons. Nous avions vu quelques canots sur les fosses mais n’avions assisté à aucune capture de saumon. Samedi matin, lever vers 04:15 heures (ouch!) pour être sur la rivière à 6 heures au plus tard. Il avait été convenu de débuter par la fosse Grassy . Pendant qu’Alain G. et Jo patrouillaient le secteur prometteur, je me suis amusé à photographier un chevalier grivelé et sa dame qui n’aimaient pas me voir approcher d’une zone ou se cachait probablement leur nid.






La fosse Grassy n’ayant pas donné de résultats, nous nous sommes dirigés par la suite à Upper Rock où Alain G. a fait la première passe qui devait s’avérer négative. Jo n’avait pas fait une dizaine de lancers dans la fosse qu’elle se bagarrait déjà avec un saumon estimé à 10-12 livres.




Les dix minutes qui suivirent furent intenses. Après quelques minutes de combat et une course effrénée du saumon, elle réalise que quelque chose ne va plus au niveau du moulinet. Plus aucune tension et la bobine qui vire subitement à l’envers légèrement exorbité de son pivot tout en faisant une superbe perruque avec la soie. Alain G. décide de venir à la rescousse en tenant la canne pendant que Jo tient la bobine du moulinet dans ses mains et procède à un détricotage en règle. Des minutes savoureuses pour le photographe qui immortalise la scène. Le saumon pendant ce temps est très docile car nos deux pêcheurs font tout en leur pouvoir pour ne pas le forcer. Après quelques minutes de mécanique, la bobine est remise en place mais le problème persiste toujours car il n’y a plus de tension. Salar est toujours au bout de la ligne et Jo tente tant bien que mal de le ramener pour récupérer sa Green Machine attachée sur un hameçon CS42 #6. Le saumon se libérera finalement de la mouche après une bataille d’une quinzaine de minutes.





La rotation reprend, Alain G. parcoure la fosse enthousiasmé par la confirmation de la présence et de l’agressivité de salar. Pendant ce temps, je jette un coup d’œil au moulinet fautif et nous découvrons la cause du mauvais fonctionnement, la vis de plastique qui se trouve à l’intérieur du corps du moulinet s’était malheureusement dévissée au fil des excursions de pêche (il faut dire que la mécanique n’est pas la passion première de ma blonde). Elle retourne à son tour à la fosse et encore une fois après quelques lancers est au prise avec un saumon supérieur en poids au premier combattant. Salar, piqué vers le centre de la fosse, se dirige vers le haut formant un « U » dans la soie et saute à la tête du rapide. Aussitôt cette pirouette effectuée, il repart à toute vitesse vers l’aval et une distance de plus de deux cent cinquante pieds sépare maintenant nos deux antagonistes. Le moulinet tient le coup et fonctionne maintenant normalement mais la confiance en celui-ci n’est pas totalement rétablie. Une course sur les roches en bordure mènera ma blonde à la fosse Félix à quelques centaines de mètres en aval d’Upper Rock. La bataille semble finalement gagnée après avoir pu éviter que l’avançon se prenne dans une grosse branche coincée dans le fond de la rivière et qui émerge de deux pieds à la surface de l’eau. Salar n’a toutefois pas dit son dernier mot, au moment où la confiance est à son meilleur de pouvoir enfin le maîtriser et le saisir par la queue, celui-ci s’éloigne du rivage et l’avançon frotte sur une roche aux angles aigus et tranchants coupant le lien qui le relie à la pêcheuse, adieu Green Machine (de nouveau la même mouche) et espoir d’une photo rapide. Ce ne sera que partie remise.



Dimanche le 20 juin, je pourrai enfin pêcher dans le secteur B. Comme elle avait eu deux saumons sur la ligne à Upper Rock, elle pêchera à Salmon pendant qu’Alain G. et moi tenterons notre chance à Upper Rock vu l’action de la veille. Je laisse mon partenaire de pêche faire la première rotation et rien ne se passe, j’y vais à mon tour et toujours rien. Alain G. y retourne de nouveau et tout à coup, BANG ! Salar s’est emparé de la mouche. Alain G. est tout sourire mais en même temps soucieux de ne pas faire d’erreurs conscient du duel maintenant engagé. Tout va bien même si le saumon lui paie la traite et se dirige hors fosse vers la même zone en aval où le saumon de Jo nous avait donné du fil à retordre la veille. Je courre chercher mon appareil photo et suit Alain G. qui mouline pour récupérer la ligne de réserve. Toujours cette fichue branche qui sort de l’eau et vient ajouter au défi mais Alain G. manœuvre bien et évite les pièges. Après une dizaine de minutes, je peux saisir l’avançon et agripper la queue d’un superbe saumon tout juste arrivé de la mer. On procède à une séance photo expéditive et Alain G. redonne fièrement la liberté à son saumon. Mission accomplie pour lui et moi, il ne me reste plus qu’à faire de mon mieux pour leurrer l’objet de notre convoitise.






Pendant que Jo pêche toute seule à sa fosse préférée du secteur B (Salmon), je continue à changer de mouche pour connaître enfin ces minutes d’adrénaline où salar est sous notre contrôle mais nous crée toujours des tensions en y allant de tous ses moyens pour regagner sa liberté. Comme Alain G. avait capturé son saumon avec une mouche de couleur verte, j’en attache une semblable mais avec une touche de blanc et garnie de quelques brins de Krystal Flash. Cela sera payant, même manège que les autres, le saumon qui fait dans les 12-15 livres prend le même chemin que ses prédécesseurs et la course folle se termine à Félix, après une quinzaine de minutes de bataille et le bris (eh oui, encore) de ma canne près du joint de raccordement, Alain G. saisit le saumon par la queue et nous le libérons sans prise de photos.

Jo vient ensuite nous rejoindre pour le repas du midi de même que le guide Claude Bernard, son client et le peintre Andrew Giffin. Pendant le lunch, Jo remarque un saumon sauteur à Félix, ce sera mon défi de l’après-midi. Tel que prévu au départ, Alain G. doit maintenant nous quitter pour une réunion familiale. Ce fut un très bon compagnon de pêche, bien « drillé » par notre ami Syomga du Forum Québec Pêche. Il nous fera toujours plaisir de faire nager nos mouches dans les mêmes eaux que ce gentilhomme.

Le repas terminé, Claude Bernard et ses deux passagers sont partis explorer le secteur aval avec succès pendant que Jo retournait à Salmon et que je m’amusais à Félix.

Après une heure de pataugeage dans les cailloux, je suis descendu par le rivage à Salmon ou Glen Harrison (qui travaille maintenant avec Steve Bujold) et ses deux clients américains exploraient la fosse. Ma blonde assise à la table à pique-nique regardait les pêcheurs manier leur canne Spey avec adresse. Elle me dit « les gars ont pris un beau saumon tout à l’heure, j’ai pris des photos » Elle me tend son appareil photo et au visionnement, je réalise qu’elle m’a fait marcher, ce n’est pas un des clients de Glen qui a pris le poisson mais elle et croyez le ou non, encore avec une Green Machine mais cette fois-ci en version mini. Les gars surpris de voir une femme seule sans assistance aux prises avec salar lui ont offert leur aide. Glen a puisé le saumon pendant qu’un des américains faisait figure de photographe officiel.









Nous sommes restés quelques minutes à la table à les regarder pêcher et avons convenu de retourner au chalet. Avec chacun un saumon, la journée était complète. Tous les pêcheurs que nous avons vu cette journée là avaient pris un ou deux saumons, la rivière est en feu, je n’ai pas souvenir d’avoir vu tant de saumons à cette date. Ceux qui arrivent à Bonaventure actuellement ont des heures de plaisir en perspective.


lundi 14 juin 2010

Semaine 2 sur la Bonaventure

À notre première journée de pêche le 7 juin 2010, la rivière était très basse et coulait à environ 19 mètres cubes/seconde. Nous pêchions dans des conditions de mi-juillet. Une pluie fine de temps à autre venait nous donner confiance en nos mouches, pas la moindre petite brise pour venir déranger nos lancers, la journée idéale était pour la pêche.

Nous avons pêché seulement les fosses Green et La Roche car nous n’avions pas le goût de monter dans le secteur D après les pluies des derniers jours. Rien sur la ligne dans les deux heures de pêche du matin et pas plus dans l’heure et demie du soir. Nous pêchions pourtant avec optimisme car il s’était capturé un castillon la veille.

Le reste de la semaine à été consacré à la photographie à Bonaventure, la pêche à la plie à Paspébiac, la pêche et la photo à l’embouchure de la Petite Cascapédia à New-Richmond et une visite à Percé, le plus beau paysage du Québec selon moi.

Guillemot à miroir.



Petit pingouin.



Vue sur Percé.



Vendredi 11 juin, nous avons de nouveau pêché et pour l’occasion, l’été s’est installé pour le vrai, le thermomètre extérieur indiquait 24 degrés Celcius à 07:30 heures le matin. Nous y sommes donc allés mollo en pêchant Roche, Green et Malin en vitesse sans résultat ni voir aucune manifestation de saumon. En après-midi, nous avons profité du soleil de plomb pour aller à la plage Évangéline à Bonaventure Est. Par la suite, nous avons terminé la soirée à la fosse La Roche où la chance a jouée pour moi. Une femelle pesant environ 9-10 livres a pris ma Silver Rat, mouche que je n’avais pas attachée à mon avançon depuis probablement plus d’une dizaine d’années.




Fosse Le Malin.





Fosse Green.





Ma blonde n’a malheureusement pas fait de capture mais il faut dire que celles-ci se font rares avant le 17 juin, ce n’est donc que partie remise, son tour ne saurait tarder car elle pêche comme une vraie pro.

dimanche 6 juin 2010

Dimanche le 6 juin 2ème journée des cours de pêche à la mouche sur la Bonaventure

Dimanche le 6 juin, la pluie prévue pour aujourd’hui s’est finalement fait attendre toute la journée au grand bonheur des participants des cours de pêche à la mouche de la rivière Bonaventure. Il faut dire que la fin de journée hier les avait servi à souhait.

C’est donc sous un temps nuageux avec quelques gouttelettes de temps à autre que nos pêcheurs ont exploré le secteur de la fosse La Roche jusqu’à Wetstone.

En avant-midi, un des instructeurs voulant faire une démonstration sur la façon de lancer s’est vu surprendre par un petit madeleineau qui s’est emparé de sa petite Undertaker plus vite que l’éclair. Ce moment a donné de l’espoir à nos néophytes qui ont tout donné tout au long de la journée pour vivre pareil moment d’émotion. Cette capture devait s’avérer l’unique prise d’un saumon pour la fin de semaine et de mémoire probablement une des captures les plus hâtives d’un castillon sur la Bonnie.





Quelques-uns des moucheurs ont senti une touche sur leur mouche mais le poisson n’a pu s’emparer correctement de celle-ci. Les groupes ont changé d’instructeurs à la mi-journée et pouvaient expérimenter ainsi la pêche à gué et la pêche de luxe en embarcation (bien apprécié par tous).

Voici des photos de la journée d’aujourd’hui.