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jeudi 17 décembre 2009

Didymo, la chanson

Trouvé sur la toile, une pièce musicale interprétée par le "Didymo Blues Band" qui nous rappelle que didymo est une algue nuisible qui se répand comme une traînée de poudre si nous ne nettoyons pas notre équipement avant ou après chaque sortie.

Ayons donc toujours cet air en tête et soyons des citoyens responsables si nous voulons protéger notre environnement et garder la qualité de pêche à son niveau le plus près du niveau actuel.

Écouter le fichier MP3 sur le site du groupe "Wind that shakes the barley" ici.

lundi 10 août 2009

Didymo, petit rappel à tous les pêcheurs



J'ai reçu ces deux photos cet après-midi d'un ami pêcheur (Syomga sur le site de discussion de la FQSA hébergé chez Québec-Pêche) qui nous montre qu'encore cette année didymo est présente dans les rivières de la péninsule gaspésienne.

Ces photos ont été prises sur la rivière Bonaventure mais auraient tout aussi bien pu être captées sur les rivières avoisinantes, l'algue envahissante étant présente dans la majeure partie des rivières à saumon de l'Est du Québec sinon toutes.

Vous trouverez à chacun des postes d'enregistrement des Zecs saumon un bassin où vous pourrez nettoyer votre équipement si vous ne l'avez déjà fait au préalable. Actuellement, nous ne pouvons enrayer didymo mais nous pouvons ralentir sa progression et éviter que cela devienne dramatique tout comme c'est le cas en Nouvelle-Zélande.

Si vous ne savez pas ce qu'est didymo et les méthodes à utiliser pour en éviter la propagation, je vous invite à lire la section réservée à cette fin dans la colonne de droite de ce blog. La collaboration de tous est nécessaire car une personne peut annihiler les efforts de la majorité.

samedi 4 octobre 2008

Sortie secteur B1 de la rivière Bonaventure

Durant notre séjour de septembre sur la rivière Bonaventure, nous avions une journée de réservation obtenue à la relance téléphonique de janvier pour le secteur B1, nous connaissions la section amont de ce secteur pour l'avoir visité auparavant.

Comme il s'agissait de pêche d'automne et que les journées sont courtes, nous avons opté pour revisiter le même secteur déjà exploré les années précédentes i.e. de la fosse Murphy's Camp jusqu'à la limite de secteur en amont à Ruisseau Creux.

Cela devait s'avérer une mauvaise décision. Au décompte de mi-septembre, les responsables du recensement ont dénombré seulement 36 saumons dans le B1 et force est de croire que ceux-ci se trouvaient plutôt dans la partie aval du secteur et particulièrement aux fosses Duval, Smith et Lunch.

La rivière était basse et après avoir pêché Murphy's Camp et Emile's Luck sans voir aucune manifestation ni saumon, nous avons passé le périscope inversé dans ces deux fosses attentivement mais ceci ne nous a rien révélé de plus. Nous avons alors opté pour traverser la rivière en haut d'Emile's Luck et monter rapidement jusqu'à l'enseigne qui délimite le secteur.

Une fois rendu là, un petit lunch rapide sur la grève et nous avons descendu toutes les fosses en les pêchant attentivement. La descente ne nous a pas permis d'observer la présence de salar, aucun saut, marsouinage, rien.

À la fosse Molson, sur le côté Est, nous y avons vu que l'algue didymo était présente en bonne quantité.

Nous n'insisterons jamais assez sur la nécessité de désinfecter correctement tout l'équipement de pêche afin de ralentir le plus possible la prolifération de cette algue envahissante. Dans la colonne de droite de ce blog, vous trouverez tous les renseignements qui vous permettront de faire échec à l'avancée de cet organisme menaçant pour nos rivières.

Je joins donc deux photos afin de montrer à quoi cela ressemble. La première est tirée d'un court vidéo sous-marin et la deuxième photo, prise avec une lentille macro nous fait observer la nécessité de contrôler le plus possible didymo, en effet, chacune des petites graines brun foncé qui se trouvent à l'extrémité de l'espèce de petit cheveu de soie se détache de la roche mère à maturité et va repeupler plus bas dans la rivière pour grossir le phénomène de façon exponentielle.

Donc, si nous voulons éviter ici un désastre tel que celui vécu en Nouvelle-Zélande ou du moins ralentir la colonisation de nos rivières par didymo, il est de notre devoir à tous d'arrêter la propagation en nettoyant scrupuleusement bottes de pêche, soies et mouches, canots, kayaks.

Des stations de lavage se trouvent au bureau des Zecs concernées ainsi qu'aux stations d'enregistrement où didymo a été observé.

Alors, comme je le disais, les poissons se faisaient rares dans ce secteur d'une extrême beauté. Ce n'est que dans le haut de la fosse Long alors que je pêchais avec une sèche de style Brown Wulff que j'ai pu observé comme un très petit bouillon sous ma mouche. J'ai refait quelques lancers à cet endroit et la mouche fut attaquée par une belle mouchetée qui mesurait dans les 17 pouces. Je l'ai remise à l'eau et vous trouverez des séquences de la capture ci-bas.

La prochaine fois que j'aurai une réservation pour ce secteur, j'explorerai la partie aval qui m'est encore inconnue. N'hésitez aucunement à mettre des cartes au tirage pour ce secteur qui regorge de fosses formidables, tous les poissons qui se rendent au B3 et B4 passent par là.

lundi 8 octobre 2007

Gaspésie automne 2007


Contrairement à notre voyage de juin où salmo salar s'était fait on ne peut plus discret, nos journées de pêche de septembre sur la rivière Bonaventure furent somme toute assez actives. Durant nos huit jours de pêche, Jo et moi avons eu la chance de gracier 3 grands saumons, 6 castillons en plus d'en perdre 3 autres.




Durant notre séjour, il y avait souvent des perches de secteurs contingentés à vendre à la Zec et nous aurions presque pu pêcher tous les jours dans ces secteurs. Pour la première fois, le nombre de saumons comptés en fin de saison se chiffrait sous la barre du millier d'individus, 829 si ma mémoire est bonne. Cette baisse y était certainement pour quelque chose dans la baisse de fréquentation.



Je me dois ici de lancer un message à mes amis québécois qui se sont rués sur des rivières ou la montaison était plus généreuse. Ainsi, ce n'est pas parce que les saumons sont moins nombreux dans la rivière que la pêche y sera moins bonne. À chaque fois que j'ai consulté la liste des réservations de pêche à la Zec, j'étais surpris de constater que sur une trentaine de pêcheurs, nous n'étions souvent que quelques québécois.






C'est peut-être l'année où Jo et moi avons consacré le moins d'heures à la pêche (ceux qui nous connaissent savent qu'on ne s'y éreinte habituellement pas) et où nous avons eu les meilleurs résultats. Le fait que plusieurs aient annulé leurs journées y est certainement pour quelque chose. Morale de l'histoire, mieux vaut pêcher dans un endroit où la pression de pêche est moindre que dans un autre où l'on se marche sur les pieds.


Nous avions aussi deux jours sur la Petite-Cascapedia, Jo y a perdu un saumon de belle taille dans les premiers instants du combat à la Fosse Edgar Cyr lors de la première journée. Pour ce qui est de moi, j'y ai gracié un saumon d'entre huit et dix livres à la fosse Big Eddy lors de notre deuxième visite. Encore là, le mot d'ordre était profitons de la vie.

Bien relaxe dans le gazebo, baguette de pain, pâté de foie gras, fromages et salade de légumineuses accompagnés d'une Fiole du Pape cadeau d'un confrère saumonier, l'atmosphère n'était pas à la pêche mais plutôt à la fête.






Big Eddy est vraiment spectaculaire avec son vieux camp de bois rond sur la droite qui donne à l'endroit une allure du siècle dernier et surtout la montagne abrupte qui nous fait face et vient jeter l'ombre sur la fosse très tôt en après-midi. Le courant arrive sur la droite et vient se jetter dans la fosse avec vigueur mais pour presque mourir aussitôt dans un petit lac qui s'est formé en face du chemin et finalement frapper sur le cap de roche sur la gauche pour reprendre de la vigueur après avoir formé une petite courbe. Point n'est besoin de passer des heures à cet endroit pour assister au spectacle de saumons à la taille souvent impressionnante qui nous démontrent comment ils ont gagné leur titre de salmo salar.

J'adore la Petite-Cascapedia, l'endroit n'est pas encore pollué par des dizaines de kayaks à l'heure et on y retrouve une paix quasi monastique. Nous en avons profité pour la marcher sur une bonne distance et tôt en saison, c'est à n'en pas douter une rivière qui peut s'avérer des plus redoutables avec ses méandres et ses "jams" de bois plus qu'impressionnantes.

Lors de notre passage, selon certains employés qui travaillaient sur la construction des chalets, on était à compléter un développement de 27 chalets de ski à Pin-Rouge et restera à voir dans quel sens cela évoluera, on semble vouloir y promouvoir des activités quatre-saisons et il arrive à l'occasion que certaines d'entre-elles soient conflictuelles, on n'a qu'à penser à ce qui se vit sur la Bonaventure durant les grosses semaines touristiques d'été.

Nous avons aussi passé quelques jours sur la rivière Matane après notre départ de Bonaventure, nous avons séjourné à l'Hôtel Métropole, opéré par notre ami Louis Bazin et sa compagne Jane, moi qui voulais perdre quelques livres, j'ai dû remettre ma résolution à plus tard ne pouvant résister aux desserts aussi bons que variés.

Nous y avons pêché trois jours et j'y ai gracié un castillon à la Fosse Boucanerie, un des rares sinon le seul enregistré à cette fosses durant l'été selon Louis. J'ai connu un moment d'enfer à la Boucanerie lorsque qu'en fin de bataille et venant pour prendre le poisson par la queue, celui-ci profita d'un avançon un peu long pour donner un coup de queue inattendu et se faufiler entre mes jambes ce que n'a pu faire ma canne favorite, j'entendis alors un petit crack significatif d'un bris de graphite mais j'ai tout de même réussi par la suite à libérer le délinquant de l'emprise de l'hameçon et le gracier en guise de remerciements. Le matériel à la vie courte mais les souvenirs eux sont éternels.


En fin de voyage, nous avons pêché une demi-journée sur la Matapédia, histoire d'aller rencontrer des gens de la communauté Québec-Pêche qui y passaient la fin de semaine suite à une sortie saumon organisée par notre ami et saumonier d'expérience Pierre Manseau. Je me dois de lever mon chapeau devant la très belle organisation de cette fin de semaine où de nouveaux venus à la pêche du saumon étaient accompagnés et conseillés par des mentors et guides qui durant ces deux journées, ont partagé avec les néophytes leurs connaissances de la rivière et de la pèche à salmo salar.



Ces moments magiques ont été captés sur pellicule par Sport Action Vidéo Inc. et devraient être diffusés dès cet automne à RDS dans le cadre d'une série d'émissions sur la pêche au saumon atlantique. Bravo encore et merci à tous ceux et celles (personnes comme organismes) qui ont rendu cette activité possible. Les couleurs d'automne de la vallée de la Matapédia devraient illuminer le petit écran très bientôt.




La grande nouveauté pour nous cette année était de décontaminer tout notre matériel de pêche avant et après chaque rivière suite à la découverte de didymo dans les rivières gaspésiennes.

Nous avons respecté méticuleusement tous les conseils publicisés mais malheureusement, encore trop d'utilisateurs de rivières ne se soucient peu ou guère ou encore ne sont tout simplement pas au courant de la menace de cette diatomée. Si tel est votre cas, je vous invite à ne pas pas prendre cette menace à la légère et vous enquérir dès aujourd'hui des manières de contrôler la propagation de cette algue et d'autres espèces envahissantes qui pourraient venir anéantir la qualité de pêche que l'on retrouve dans nos cours d'eau. On n'a qu'à voir ce qui se produit en Nouvelle-Zélande pour comprendre qu'il ne s'agit pas de contes inventés mais d'un mal qui coûte des millions de dollars annuellement en plus de rendre quasi impossible dans certains cas la pratique de la pêche sportive. Je vous invite à consulter les hyperliens traitant de ce sujet sur ce blogue.

vendredi 3 août 2007

La Matane Fin juillet

Jo et moi sommes de retour d'une petite sortie de 5 jours sur la rivière Matane. Je poste ici des photos que je n'ai pas mis dans un rapport de notre sortie sur le site de Québec Pêche. Voir ce récit ici . Nous avions délaissé la Matane pour la Bonaventure depuis quelques années principalement pour des raisons de plaisir de pêche dans des eaux vives. Par temps chaud, la rivière Matane baisse et se réchauffe rapidement ce qui n'est pas le cas pour sa consoeur de la Baie des Chaleurs. Heureuse surprise toutefois, malgré des températures inconfortablement chaudes et humides, le niveau et le débit de la rivière se sont maintenus passablement bien durant nos 4 jours de pêche complets. Nous avons résidé à l'Hôtel Métropole qui est réouvert cette année sous la gouverne de Louis Bazin et sa compagne Jane. Il y a des changements notables avec l'ajout d'une petite boutique d'articles de pêche à la mouche et d'une petite section salon dans le bar où l'on peut y lire les revues de l'ASF et de la FQSA tout en sirotant un bon Porto LBV ou une consommation alcoolisée de son choix. La Matane est vraiment agréable à explorer, toutes les fosses sont publiques sans contingentement et la rotation est de rigueur dans toutes celles-ci. Les fosses de rétention sont toujours très achalandées, ce qui laisse le champ libre pour plusieurs autres petites fosses mineures et intermédiaires même lorsqu'il y a affluence sur la rivière. Je recommande à tous les nouveaux saumoniers de débuter par la Rivière Matane, c'est un cours d'eau à l'échelle humaine, i.e. pas trop large ni étroit avec une multitude de fosses intéressantes aux divers degrés de difficulté. Le système de rotation qui donne une chance égale à tous y est établi depuis longtemps et est généralement bien compris et respecté par les pêcheurs. Vous trouverez ici la carte de la rivière et une description des fosses à saumon. On a récemment découvert sur la rivière Matane et d'autres rivières gaspésiennes la présence de l'algue Didymosphenia geminata (didymo) qui fait actuellement des dommages en Nouvelle Zélande , aussi, avant d'y pêcher, si vous avez fréquenté d'autres plans d'eau, on vous demande de nettoyer votre équipement à l'arrivée et de procéder à une autre désinfection après votre séjour, ceci afin de limiter le plus possible l'envahissement d'autres territoires par cette algue nuisible pour la qualité de la pêche. Voir dans la colonne de droite de mon blog pour de l'information et des liens menant à la procédure de nettoyage, j'y consacre une bonne section.

jeudi 14 décembre 2006

Algues Didymo

Suite à la découverte à l'été 2006 de l'algue didymosphenia geminata dans les Rivières Matapédia et Restigouche, les biologistes du Ministère de l'Environnement, Développement durable et Parc de la province de Québec ont procédé à des analyses plus poussées dans onze rivières de la péninsule gaspésienne afin de déterminer si le phénomène était présent dans tous ces cours d'eau.

Par voie de communiqué, le ministère nous apprenait le 14-12-07 que la diatomée avait aussi élu domicile dans les rivières Nouvelle, Petite et Grande Cascapédia, Bonaventure ainsi que dans la rivière Causapscal, tributaire de la Matapédia (toutes des rivières à saumon atlantique).

Un plan d'action gouvernemental visant à contrôler l'algue dans d'autres cours d'eau sera mis de l'avant dès le début de l'an 2007.

À ce jour, selon les informations recueillies par le ministère auprès de diverses agences gouvernementales européennes (françaises, islandaises, écossaises, finlandaises et norvégiennes) les intervenants concernés ont mentionné qu’aucun effet sur le saumon atlantique, tant au stade adulte que juvénile, n’a été démontré ni même suspecté. Il semble que contrairement à la Nouvelle-Zélande, les pays de l'hémisphère nord soient moins sensibles à des " blooms " tels que ceux connus par la N.Z. où la pêche sportive compte pour beaucoup dans l'économie de ce paradis de pêche.

Une rencontre prochaine avec les gestionnaires de rivières à saumon et les conseils de bassins versants aura lieu afin de convenir d'actions conjointes à mettre en place dès le printemps 2007.
Une stratégie commune sera élaborée afin que tous les utilisateurs des rivières autant pêcheurs, canotiers et autres prennent les mesures appropriées afin d'éviter de répandre didymo à d'autres cours d'eau.

De leur côté, la Fédération Québécoise pour le saumon atlantique (FQSA) et l'Atlantic Salmon Federation (ASF) y allaient eux aussi d'un communiqué commun où une stratégie à quatre niveaux était privilégiée :

1.La mise en place de protocoles de « désinfection » des équipements de pêche et des embarcations afin d'éviter la propagation par les pêcheurs et des autres utilisateurs des cours d'eau, que ce soit au Québec, ou vers l'extérieur du Québec

2.Établissement d'une campagne de sensibilisation auprès de tous les groupes de citoyens susceptibles de fréquenter les cours d'eau du Québec.

3.Attacher une importance particulière à la protection des régions naturellement isolées comme les rivières de l'île d'Anticosti et les rivières du Nord du Québec où un contrôle plus efficace peut être exercé compte tenu des restrictions d'accès à ces régions.

4.Poursuite des investigations scientifiques sur cette espèce et les autres pouvant représenter une menace d'invasion potentielle.

Selon le président de la FQSA, M. Yvon Côté, grâce à sa gestion déléguée des rivières,le Québec présente une situation où il pourrait être plus simple qu'ailleurs d'obtenir la collaboration des pêcheurs sportifs dans le contrôle de didymo et d'autres espèces envahissantes.

L'entière collaboration de la FQSA était offerte à toutes les instances concernées.

On voit donc que la prise de conscience de la présence de didymo en territoire québécois vient sonner l'alarme et faire réaliser que nos écosystèmes sont en mutation avec des conséquences souvent désastreuses pour les économies locales. La région de la Gaspésie après la crise des pêches, des forêts, des mines ne peut se permettre de perdre les dollars que les saumoniers y apportent chaque été.

Une visite sur le site de Biosecurity Nouvelle-Zélande nous montre à quel point cette diatomée a pu s'y développer et nuire aux activités de la pêche sportive. L'algue peut couvrir jusqu'à 90% de la largeur d'une rivière. À l'aide de la lumière et des rayons UV, les cellules mûrissent et finissent par avoir une apparence de papier hygiénique. Le courant détache ensuite des cellules qui dévalent la rivière et colonisent plus bas.