Aucun message portant le libellé bihoreau gris. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé bihoreau gris. Afficher tous les messages

dimanche 15 août 2010

Autre visite à Baie-Du-Fèvre et Pointe Yamachiche

Comme il faisait beau vendredi dernier et que Jo était en congé, nous nous sommes dirigés une fois de plus vers Baie-Du-Fèvre, endroit que j'aime bien.

En arrivant sur les lieux, ma blonde entend le chant d'un petit troglodyte. Nous nous mettons dès lors à arpenter la clôture en observant attentivement les quenouilles qui bougeaient plus que les autres afin de localiser le petit oiseau taciturne. Finalement, l'espace d'un instant, nous apercevons le petit curieux qui semblait se demander qui étaient ces deux individus qui approchaient sa résidence. Après avoir pris quelques clichés dont un où il se révélera dans presque son entier, il est disparu pour se faire muet et ne plus réapparaître.



Nous avons par la suite exploré le canal à la recherche du blongios que nous avions vu lors de notre dernier passage à cet endroit, ce fut peine perdue, nous ne le verrons pas. En continuant d'arpenter le canal, j'ai vu un bruant des prés de même qu'un héron et une famille de bihoreau gris qui avait le don de déguerpir à une centaine pieds de moi même si je faisais tout mon possible pour ne pas faire de bruit et observer au maximum. J'ai tout de même réussi à capter quelques jeunes sur carte compact, je vous les présente ici.





Nous avons par la suite pris un léger lunch et nous sommes dirigés sur l'autre berge du fleuve.

À Pointe Yamachiche, nous avons observé des bécasseaux et des petits et grands chevaliers qui parcouraient la rivière à la recherche de leur pitance quotidienne.

Sur les berges du fleuve, non loin de l'embouchure de la rivière, nous avons vu une grande aigrette blanche au loin et comme je n'étais qu'en soulier de marche, je n'ai pu m'approcher d'assez près pour prendre une photo pouvant rendre justice à la beauté de cet oiseau, ce sera pour une prochaine fois.





Sur le chemin du retour, nous nous sommes arrêtés à un petit comptoir laitier le long du Lac St-Pierre à la hauteur de Pointe-Du-Lac et avons dégusté une délicieuse gelato italienne histoire de rendre la journée torride un peu plus supportable.

mardi 27 juillet 2010

Retour de la rivière Matane

Jo et moi sommes de retour d'un court séjour à la rivière Matane. Départ jeudi dernier 15 heures et retour hier à 15 heures. Nous étions basés à l'Hôtel Métropole à St-René de Matane où les propriétaires Louis et Jane nous ont traités aux petits oignons.

Vendredi dernier, seule Jo a trempé ses mouches, la chaude température et le soleil de plomb m'ont fait pencher pour une journée photos au lieu d'une journée pêche. Jo a exploré des fosses telles la Vieille, Le Moulin, Le Petit Rapide sans résultat ni action. Nous sommes allés faire un tour à Cap Seize, le temps d'une collation.










Le lendemain, fidèles à nos habitudes, nous étions à l'eau vers les 10 heures A.M. nous débutons donc notre journée à la fosse Panier où nous n'avons pas vu l'ombre d'un saumon. Sur l'heure du dîner, nous nous sommes dirigés à la Fosse Métropole où il n'y avait âme qui vive! Nous avons passé une mouche noyée sans résultat et par la suite fait place aux sèches pour les deux heures suivantes. Vers les 14 heures, quelques pêcheurs arrivent pour explorer la fosse et comme c 'est à mon tour de m'engager dans la rotation, je m'avance à la sortie de la rivière Petit-Matane pour y passer une sèche rapidement.

La veille, j'avais acheté quelques sèches à la boutique de Louis et j'en avais fait cadeau à ma blonde. En fouillant dans ma boîte, je me cherchais une petite sèche mais je n'avais que des numéros 2 et 4. Je demande alors à Jo de me passer la petite crevette # 6 que j'avais acheté la soirée d'avant. N'écoutant que son grand coeur, elle me donne la crevette sans rechigner et c'est avec confiance que je débutais ma rotation. Je n'avais pas dix lancers de fait qu'un pêcheur me précédant était aux prises avec un grand saumon qu'il allait perdre après une dizaine de minutes.

Les rotations reprennent après coup et à l'intérieur de moi la confiance se manifeste de nouveau, je me dis que nous vivons une petite période d'activité et c'est bon signe. Me voici donc arrivé sur le pied de la fosse et j'y vois une dizaine de saumons dont 3 ou 4 bien positionnés de l'autre côté de la ligne de courant là où une épinette morte repose sur la rive opposée. Deux ou trois lancers biens placés et rien ne se passe, je descends un peu et relance vers les saumons. La sèche tombe bien lentement et voilà qu'un d'entre-eux fend l'eau mais ne prend pas la mouche. Je ne suis pas d'un naturel ambitieux à la pêche mais là, je dois admettre qu'une envie folle de me mesurer à salar m'envahie.

Je redescend de nouveau en étirant ma soie pour qu'elle puisse lui tomber sur le nez. Un lancer bien placé, rien, un deuxième lancer, même résultat. Je descend de nouveau et me voici rendu avec une bonne longueur de soie à sortir. J'attends une petite accalmie étant donné la distance à atteindre. Je charge au maximum de la main gauche et laisse défiler ma soie malheureusement sans la faire passer entre le pouce et l'index. La voilà parti à vitesse grand V et elle s'enroule autour du moulinet en y faisant un demi noeud. Tout souriant, je me dis que salar ne pourrait choisir meilleur moment pour s'emparer de la petite crevette. Comme s'il avait lu dans mes pensées, je vois le saumon monter et engloutir la sèche, je le pique comme il faut mais je me dois de faire vite et dénouer ce fichu noeud autour du moulinet. Je réussi à défaire le noeud en moins de deux mais comme je portais attention au moulinet sans me soucier du bout de ma canne, deux ou trois tours de soie se sont maintenant formés au bout de ma canne tout juste comme le saumon commence à se diriger en amont. Vitement, je fais faire au bout de la canne deux trois rotations en sens inverse des aiguilles d'une montre pour défaire les noeuds et je peux enfin entreprendre un combat qui durera moins d'une dizaine de minutes. J'ai remis cette femelle de 10-12 livres à l'eau car elle était atteinte sévèrement d'anisakis simplex et qu'elle avait une blessure d'environ trois pouces de long sur le côté gauche (voir la photo ci-bas d'un saumon atteint de cette maladie). Je n'ai plus pêché de l'après-midi mais le soir venu, me suis dirigé à la Coulée des Seaux pour ensuite terminer à la Falaise avec ma blonde où j'ai passé une sèche.



L'an dernier, Jo avait capturé une saumon d'une dizaine de livre dans un des rapides de la tête de la Falaise. Nous avons pêché la fosse avec confiance mais aucune manifestation de salar si ce n'est que rendu dans la section aval un saumon a flashé et nous a permis de le localiser. Jo s'installe alors une Green Machine et remonte un peu pour être certaine de bien couvrir l'endroit où il se trouve. Alors que la mouche avait dérivé sur toute la largeur de la rivière et que s'amorçait le mouvement arrière pour le prochain lancer, une grosse face sortie de nulle part s'élance sur la mouche qui était maintenant dans environ 4 pouces d'eau. Dans mes vingt ans de pêche au saumon, je n'avais jamais vu pareille attaque ni pareilles éclaboussures. Le tsunami passé, ma blonde et moi nous sommes regardés éberlués en nous demandant quelle sorte d'enragé avait bien pu rater la mouche. Il n'est jamais revenu et ainsi allait s'achever la soirée de samedi.







Il s'enregistrait environ une vingtaine de saumons par jour au Métropole et nos chances de captures auraient été bien meilleures si nous avions été dans la rivière au petit matin. Difficile toutefois de se lever à 4 heures A.M. lorsqu'on sort de table bien repu à 23 heures et qu'on se couche à minuit trente.

Dans la journée de dimanche, nous avons exploré les fosses La Boucannerie, Le "petit pot" en bas de la Boucannerie, Le Petit Rapide, Les Tuffs et le Cran Rouge pour finir à Ruisseau Gagnon sans résultat. Le niveau d'eau était sur le montant toute la journée car une pluie était tombée durant la nuit précédente.

J'ai regretté avoir pêché dimanche non pas parce que je n'ai rien pris mais plutôt parce que si j'avais eu mon appareil photo au lieu d'une canne à moucher dans les mains, j'aurais pu y capture de bonnes photos d'un pygargue à tête blanche qui nous a passé très bas au dessus de la tête par deux fois cette journée là.

Nous avons quitté St-René vers 9 heures A.M. lundi après une très belle fin de semaine où nous avons rencontré de vieilles connaissances dont certaines vivent malheureusement actuellement des moments difficiles étant aux prises avec la maladie. Voilà une raison de plus pour vivre pleinement ses passions et goûter chaque minute de la vie.

Comme si les 600 kilomètres parcourus n'étaient pas suffisants, nous avons terminé la journée de lundi aux étangs de Baie-du-Fèvre où j'ai capturé les images suivantes.







mardi 21 avril 2009

Fin de semaine sur les quais du fleuve

Je ne suis pas très actif sur le blog par les temps qui courent car je suis à peindre non pas des toiles mais des murs ce que je trouve beaucoup moins intéressant et créatif.

Toutefois, j'ai fais une pause durant la dernière fin de semaine car ma blonde voulait s'adonner à la pêche sur les quais du fleuve St-Laurent. Nous nous sommes donc dirigés sur la rive Sud samedi où celle-ci a capturé cinq espèces de poissons différentes dans sa journée. Tous les poissons ont été remis à l'eau, il s'agit de la ouitouche, la perche blanche, la barbue, la barbotte et la lotte. Le lendemain en avant-midi, nous y sommes retourné mais la marée était basse, elle a pêché quelques heures mais il n'y avait que les ouitouches qui étaient actives.











Nous avons donc quitté cet endroit pour aller faire le tour du marais au bout de la route Lacerte à Baie-du-Fèbvre. Il y régnait un calme surprenant, quelques canards se faisaient entendre dans le centre de l'étang et tout au long de notre marche, les grenouilles, sorties de leur hibernation se jetaient à l'eau dès qu'elles entendaient nos pas. Quelques-unes étaient même à préparer la prochaine génération.





Lors de cette visite, nous n'avons vu qu'un bihoreau perché dans un arbre au centre du marais (ils étaient une douzaine la semaine précédente). Nous ne nous sommes donc pas éternisé au marais et avons pris la direction du quai de Ste-Angèle de Laval pour y terminer la journée. L'eau du fleuve était brouillée et beaucoup d'algues dévalaient entre deux eaux. Il y avait aussi de vieux pieds de quenouilles qui s'accrochaient à la ligne des pêcheurs à l'occasion. J'ai eu la surprise de trouver ce qui me semblait de minuscules crevettes d'eau douce dans le coeur de ces vieilles quenouilles.



Une bonne brise s'est levée tout juste comme le soleil allait jeter ses derniers rayons du jour. Nous sommes revenus à la maison après avoir bien profité de ces deux belles journées de printemps.

lundi 25 juin 2007

Retour de Gaspésie

De retour de Bonaventure où sept jours de pêche n'ont donné aucun résultat. À notre décharge, je dois dire que le début de saison 2007 a été difficile partout dans la Baie des Chaleurs, les captures ne représentant souvent qu'un faible pourcentage de la normale.

Nous étions à Bonaventure depuis le 2 juin et je n'ai observé le premier saumon que le 15 en fin de journée à la Fosse Roche (Aval du pont de la Green) ce qui me décida à prendre nos droits d'accès pour sept jours consécutifs dans les secteurs publics. Nous avons mis notre nom au tirage pour les secteurs B et B1 mais la chance n'était pas de notre côté.

Dans ces sept jours de pêche, je n'ai vu que deux poissons qui faisaient dans les 10 livres. Fidèles à notre habitude, nous n'avons pas pêché comme des forcenés, d'ailleurs la non présence de salar n'avait rien pour nous encourager. Nous avons donc sorti les cannes de type Spey et profité du fait que nous étions pratiquement seuls dans le secteur pour nous refaire la main avec ce type de canne dont le lancer se veut très technique contrairement à ce que l'on pourrait croire.

Durant les deux premières semaines, nous en avons profité pour visiter Percé, l'Ile Bonaventure, le Parc de Miguasha et nombre de plages dans la région de Bonaventure. L'Île Bonaventure est vraiment un endroit merveilleux où se retrouvent chaque année des milliers de Fous de Bassan et autres oiseaux marins. Lors du trajet vers l'île, nous avons pu observer des phoques gris, petits chéris de Brigitte Bardot et peut-être un élément de l'équation expliquant la décroissance du saumon atlantique sauvage.






Le moins que l'on puisse dire, c'est que je me suis payé une traite photographique à cet endroit. Il est vraiment impressionnant de voir le va-et-vient continuel des oiseaux sur la falaise, affairés à construire le nid ou encore nourrir de petites bouches toujours affamées.



Petit conseil à ceux qui visitent l'île pour la première fois, ne pas mettre des vêtements trop propres, il arrive régulièrement que les volatiles nous prennent pour cible en nous bombardant du haut des airs, j'ai de nouveau goûté à leur médecine avec une éclaboussure sur le front, ma blonde a trouvé cela bien drôle et a même pris une photo que je me suis empressé de détruire. En fin de journée, nous avons fait un petit détour par Coin-du-Banc pour une marche sur la plage ou une marmotte se faisait chauffer au soleil dans l'enrochement longeant la voie ferrée.



J'aurais bien aimé mettre des photos de pêche sur le site mais je devrai me reprendre en septembre où salar aura alors trouvé refuge dans les fosses de sa rivière natale et sera disposé à collaborer avec le pêcheur paresseux que je suis.

Faute de poissons, voici donc des photos d'oiseaux que nous avons observé durant nos trois semaines passées dans la région de Bonaventure.

Les oiseaux les plus présents autour du chalet étaient les bruants et les merles qui se démenaient pour trouver de la nourriture pour leurs rejetons. Je trouvais les corneilles bien matinales.



J'ai bien aimé photographier les balbuzards de Bonaventure et St-Siméon et les sternes pierregarin. Les bihoreaux gris m'ont donné du fil à retordre, ne sortant qu'avant le coucher du soleil et se laissant difficilement approcher. En fin de voyage, nous avons eu la visite d'un pic flamboyant qui se gavait de fourmis tout près du chalet.












Vivement septembre que nous retrouvions ce beau coin de pays.