mardi 20 mars 2007

Petite leçon de lancer à la mouche

Stephan Dombaj nous fait voir ici la suite de son premier vidéo présenté plus tôt sur ce blog.

Toujours intéressant de voir comment certains en viennent à apprivoiser la canne à moucher.

vendredi 9 mars 2007

Jour de surprise

Il y a des gens dans la vie qui ont le coeur sur la main et j'aimerais aujourd'hui saluer une de ces personnes.

Jo arrive de travailler et me remet une enveloppe matelassée que le facteur venait de déposer dans la boîte aux lettres. Je me demandais bien ce que cela pouvait être, n'attendant aucun courrier. À l'ouverture de l'enveloppe, je trouve un petit mot de notre ami saumonier Jean Simard et avec ce mot, trois beaux morceaux d'ours polaire qu'il a teint lui-même avec de la teinture Veniard, un de couleur chartreuse, l'autre rouge et le dernier bleu.

Celui-ci nous dit dans son court texte, qu'il ne veut pas mettre ces très beaux poils dans les mains de n'importe qui et que sachant que nous en ferons bon usage, nous demande de lui faire parvenir photos et recettes de nos inspirations.

Jean est sans doute une des êtres les plus généreux que je connaisse, soyez assuré que ces poils lustrés serviront à faire de belles mouches qui auront comme mission de tromper notre ami salmo salar. Je m'engage à lui faire parvenir non seulement photos et recettes des créations qui verront le jour à partir de ces poils mais aussi des exemplaires de mouches qui, je l'espère pour lui, sauront leurrer salar et apporter un baume sur la vie qui n'est pas toujours un long fleuve tranquille.

dimanche 4 mars 2007

Troisième sortie à Baie-du-Febvre

Profitant d'un dimanche de congé, Jo désirait profiter de la fin de la saison à la pêche sur la glace pour effectuer une autre sortie. Je la laisse encore raconter sa journée :

"Une petite journée de congé non prévue et hop à la pêche sur la glace à Baie du Febvre...

Très doux mais venteux. Quelques averses de neige et un peu d'eau sur la glace et même pas mal à l'entrée. Je crois bien que ça tire à sa fin pour cette année.

J'ai fait une capture plutôt surprenante, en tout cas pour moi, une LOTTE de 15 pouces.

Vrai curiosité, j'ai fait une recherche sur ce poisson en arrivant à la maison. J'y ai appris qu'il frai sous la glace dans très peu d'eau de janvier à mars et qu'il fait partie de la famille des lottidés. Il a des écailles tellement minuscules qu'à première vue elles semblent absentes...

Ouin, en tout cas, ça se tortille pas à peu près ce poisson là. J'avais bien hâte que mon photographe (Alain) finisse par prendre la photo au lieu de se moquer de moi (il paraît que je faisais toute une face) pour qu'enfin je puisse le remettre à l'eau."

jeudi 1 mars 2007

Deuxième visite à Baie-du-Febvre

Suite à notre visite de dimanche dernier à Baie-du-Febvre, nous nous étions promis d'y retourner jeudi si la température était clémente, il faut croire que notre demande avait été entendue car ce matin le soleil et le temps doux étaient au rendez-vous.

Je laisse Jo vous raconter notre journée :

"Enfin, mes premières captures sur le fleuve St-Laurent dans le secteur du lac St-Pierre.

Jeudi 01 mars en congé et c'est une magnifique journée d'hiver pleine de soleil et presque pas de vent ! Que demander de mieux pour faire une sortie de pêche sur la glace.

Afin d'en profiter le plus possible, Alain et moi arrivons vers 9 h 30 avec notre pique-nique qui sera réchauffé sur la "truie" de la petite cabane que nous avons louée à la pourvoirie de Baie du Febvre. Les trous percés, nous nous empressons d'attacher des petits ménés à nos dix brimballes et l'attente commence...




Malgré le temps clément, ça gèle très rapidement et nous devons passer la cuillère à frasil régulièrement. Et puis soudain mon chum me crie : "derrière toi, il y en a une qui bouge". En vitesse je saisis la brimballe et surprise, une petite perchaude d'environ 6 pouces ! Je la remets à l'eau puisque la longueur légale est 7 ½ pouces. Ça s'annonce bien : les voisins viennent de prendre un brochet...

Je suis sur le qui-vive et tout à coup je vois du coin de l'oeil une autre brimballe qui pique du nez et voici le résultat, une belle perchaude de 9 pouces :















Et puis la journée continue. Ça mord pas en fou mais ici et là nous voyons des galopades.

Notre dîner chaud consommé, assis en plein air, la face au soleil mon chum pique un petit roupillon et puis moi je suis sur le bord également. J'ouvre à demi un oeil et qu'est ce que je vois ? Une brimballe qui s'active. Je lève comme un ressort de ma chaise attrape la brimballe et ferre. Je sais tout de suite que j'ai un beau poisson : "j'en ai un beau, oh oui j'en ai un beau" Alain court chercher la caméra pour immortaliser mon premier brochet sur le fleuve. Séance de photos et retour dans son élément pour Esox lucius, il mesurait 25 pouces.



Une autre petite perchaude sera remis à l'eau pour faute de longueur et c'est ainsi que se termine ma journée de congé."





dimanche 25 février 2007

Pêche sur la glace à Baie-du-Febvre

Aujourd'hui 25 février, il faisait un temps superbe, en effet, le thermomètre affichait entre -3 et -7 celcius et presque pas de vent sur le Lac St-Pierre à Baie-du-Febvre.

Petit déjeuner à 08:00 hres A.M. et direction plein air sans perdre une minute. Nous nous étions rendu sur place hier mais toutes les cabanes étaient prises, en avons donc réservé une pour ce dimanche qui s'annonçait aussi beau que la veille.

Les cabanes de la Pourvoirie JFL
, opérée par Jean-François Lemire se trouvent à 1.5 kilomètre de la rive. Avant d'emprunter le chemin bien entretenu sur la surface glacée qui nous mène aux petites cabanes de la pourvoirie, il faut s'enregistrer à l'Aire faunique communautaire du Lac St-Pierre et payer un droit de 3$ pour la journée. Le passage sur le chemin,lui, coûte 5.00$ dollars. Le forfait #1 pour une cabane bien chauffée de 8x8 pieds, 10 lignes et 10 trous et menés pour la journée coûtera 60.00$ les fins de semaine et 50.00$ sur semaine.Pour un forfait similaire mais avec une cabane du double de la superficie pour un groupe, il en coûtera 30$ de plus par jour.

L'enregistrement chez le pourvoyeur s'effectue sur la glace au centre de la Baie et un préposé vient nous assigner une cabane et percer les trous.

Donc, dès que les trous sont creusés, on procède à l'installation des brimbales qui sont constituées de deux pièces de bois dont une sert de support et l'autre porte une ligne rudimentaire au bout de laquelle on fixe un plomb et un peu plus haut un méné vivant ou un vers selon le désir du pêcheur. Comme les ménés sont fournis, Jo les enfilent par le dos sur l'hameçon et ils resteront vivants ainsi jusqu'à ce qu'un prédateur veuille bien se payer un petit snack.

Quelques temps après que nous nous soyons installés, Jacques Demers(membre de la S.M.P.M.) et son épouse Réjeanne sont arrivés à leur cabane à quelques pas de la nôtre. Ceux-ci sont des habitués de la place ayant leur propre cabane sur le lac, à la retraite, ils pratiquent tous deux cette activité une bonne partie de l'hiver et y font à l'occasion de belles pêches. Ce n'est pas tous les jours le Klondike cependant et si ce merveilleux dimanche était divin côté température il était tout le contraire côté pêche. Le principal est toutefois de passer du bon temps en plein air et le fait d'y rencontrer des connaissances sympatiques est venu mettre un plus dans notre journée.

Comme c'était une journée quasi-printanière, nous n'avions pas à être vêtu comme des ours mais je conseillerais à tous ceux qui voudraient essayer ce genre d'activité par un froid de moins 10 celcius avec des vents de 20 kilomètres et plus de ne pas lésiner sur la qualité des vêtements à porter. Même si on peut profiter de la chaleur d'une cabane bien chauffée à quelques pieds des brimbales, le temps de changer les menés ou d'enlever le frasil qui se forme dans les trous par un froid glacial et vos pauvres petits doigts et même votre figure crieront pitié en un temps record. Le vent du large peut faire augmenter le facteur de refroidissement comme ce n'est pas posssible.

Donc, de 10 heures A.M. à 16:30 heures P.M. aucune des lignes à l'eau ne donnera signe de vie, idem pour nos voisins de gauche et de droite. Jacques et Réjeanne eux seront les chanceux du coin avec une petite perchaude d'environ 8 pouces et un brochet d'une vingtaine de pouces.

Jo n'est pas découragée malgré la journée sans action et si à son prochain congé, la température est aussi clémente qu'aujourd'hui, les chances sont bonnes pour qu'elle récidive à la pêche sur la glace sur le Lac St-Pierre.

















lundi 12 février 2007

Pêche aux "petits poissons des chenaux"

Chaque année, vers la Noël, a lieu sur la Rivière Ste-Anne qui se jette dans le fleuve St-Laurent à la hauteur du petit village de Ste-Anne de la Pérade, une des plus importantes migrations de poissons du Québec. Dès que les froids intenses rendent possible la prise des glaces sur la rivière, les pourvoyeurs installent leurs petites cabanes sur la glace et un petit village dans le village commence à s'animer.

Cette tradition a vu le jour en 1938, il était alors d'usage de couper de gros blocs de glace sur la rivière pour conserver les aliments périssables. Un des ouvriers s'aperçût alors que des poissons s'animaient sur le fond sablonneux et à partir de ce moment, la nouvelle à fait boule de neige.

Ce petit poisson communément appelé "petit poisson des chenaux" se nomme poulamon et mesure généralement entre 15 et 20 cm et rarement 45 cm. Il vit de 3 à 8 ans, pond en moyenne environ 7000 oeufs entre les mois de novembre à février. Sa population nord atlantique est estimée à environ un demi-milliard d'individus et chaque année, il s'en pêche entre trois et quatre millions.

Donc mardi dernier, malgré la fin de la saison du poulamon, Jo et moi décidons de profiter de la belle journée et nous rendre à Ste-Anne de la Pérade pour y pêcher. Une descente est aménagée pour que nous puissions nous rendre sur la glace avec notre véhicule, nous nous y engageons donc et nous dirigeons vers le bureau du pourvoyeur. À notre arrivée, la préposée nous avise que la qualité de pêche s'est effondrée la fin de semaine précédente. Comme il s'agit de poissons en migration, cela nous laisse présager une journée tranquille côté activité. Nous prenons possession tout de même d'une cabane qui nous est assignée près de la rive.

Dans chacune des cabanes se trouve un petit poêle au bois rudimentaire communément appelé truie, le premier réflexe à l'entrée dans la cabane est de faire une attisée pour casser l'humidité qui y règne. Sur un côté de la cabane, il y a un orifice dans le plancher qui se situe au dessus du trou dans la glace. Les lignes (une bonne vingtaine) sont suspendues au dessus ce celui-ci et on appâte celles-ci avec du foie ou des crevettes.

Nous resterons dans la première cabane allouée une bonne heure et demie mais devrons demander de nous réaffecter une autre cabane, nous connaissons un problème qui ne nous donne aucune chance de capturer des poissons, en effet, le frasil est si intense qu'il forme un tapis impénétrable de cinq pieds d'épaisseur ne nous permettant pas de descendre nos leurres au fond de la rivière.

Donc, après avoir déménagé dans un autre secteur plus près du centre de la rivière. Nous sommes plus optimistes qu'à notre arrivée mais le temps nous dira que la pêche ne sera pas vraiment meilleure, en effet, après six heures de pêche durant lesquelles Jo s'est fait un devoir de changer le foie à toutes les quinze minutes afin que les offrandes soient plus tentantes pour les petits poissons, seulement deux poissons auront succombé à la tentation de morde à l'hameçon. Peut-être n'étions nous pas dans le courant principal de migration car à la cabane d'à côté, pourtant située à seulement une trentaine de pieds de la notre, un type y a capturé une cinquantaine de poulamon pour une période de pêche similaire à la notre.

Nous y retournerons probablement l'an prochain mais devancerons notre visite au mois de janvier, question de mettre les chances de notre côté. Même si le résultat n'est pas des plus enchanteurs, c'est avec le sourire que nous reviendrons à la maison. Le fait de s'être trempé dans une ambiance inhabituelle, de sentir la boucane et d'avoir profité d'une belle journée d'hiver sur la rivière gelée, nous procurait une sensation de bonheur. Il faut savoir profiter des beaux moments de la vie, celle-ci passe malheureusement à la vitesse des comètes.







lundi 5 février 2007

Forum de pêche à la mouche de Granby

Mon épouse et moi, fidèles à notre habitude, avons passé la dernière fin de semaine au Castel des Prés de Granby pour assister au forum de pêche à la mouche organisé par les Pêcheurs à la mouche de la Haute Yamaska (P.M.H.Y.).

À notre arrivée vendredi, direction de la salle d'exposition pour aider nos confrères de la Société Mauricienne des pêcheurs à la mouche (S.M.P.M.) à installer le kiosque et une fois terminé, avons assisté à la présentation par Claude Bédard de l'équipe les Chiens d'eau, représentants du Québec au championat canadien de la pêche à la mouche. C'était le coup d'envoi pour une fin de semaine où chaque année, les fervents du montage de mouches et de pêche à la mouche se rencontrent pour échanger sur les nouvelles méthodes de montage, les nouveaux matériaux et équipements qui font de ce sport une activité de plus en plus populaire.

Durant notre fin de semaine, nous avons assisté aux ateliers de Ian D. Martin sur la pêche à la rivière Grand en Ontario, c'est avec un brio peu commun que le Dr. Martin nous fait connaître les éclosions et dates de celles-ci sur la Grand. Une heure qui passera malheureusement trop rapidement, la qualité des diapositives et de la présentation étaient d'un professionnalisme remarquable.


Michel Gauvin de l'association Chasse et pêche Catshalac, pour sa part, donnait son exposé sur ce qu'est la pêche à la mouche et la façon d'évoluer dans cet univers. Dans l'heure qui lui était allouée, il conseillera des lectures et achats d'équipement pour performer dans toutes les conditions et saisons. Il insistera sur le fait que pour devenir un bon pêcheur à la mouche, il faut développer ses connaissances en entomologie et terminera en insistant sur l'éthique.

Pierre D'Amours, avec un accent typiquement gaspésien, nous expliquera en quoi consiste la pêche au saumon noir sur la rivière Ristigouche. Encore là, une heure vite passée avec un type qui aime sa région et sait la vendre.





Claude Hamel, secrétaire de la Fédération Québécoise du Saumon Atlantique (F.Q.S.A.), récidivait cette année avec un autre atelier sur le saumon atlantique. Cette fois-ci, le thème choisi était "L'art de prospecter une fosse à saumon". Quelle générosité, Claude Hamel est un passionné de pêche et c'est avec une fébrilité bien palpable qu'il nous transmet ses connaissances sur les mouches, le choix de celles-ci selon la lumière ambiante, la façon d'aborder la fosse. L'heure qui lui était allouée ne suffisait pas à transmettre toute la matière qu'il était prêt à partager avec nous, comme c'était le dernier atelier donné dans cette salle, celui-ci a continué sa présentation une demi-heure supplémentaire au plus grand plaisir de tous.

Il y avait aussi d'autres présentations auxquelles nous n'avons pu assister par manque de temps. Ainsi, Mario Viboux de la Maison des jeunes Point de Mire y allait d'un atelier ayant pour thème Pêche en herbe.

Serge Brunelle, lui, y donnait son atelier sur les anneaux de flottaison, la façon de les choisir et d'éviter les désagréments ainsi que les méthodes de pêche et d'approche avec cet équipement.

Dimanche matin, à l'atelier de la F.Q.S.A.,François Caron, biologiste, est venu nous rendre compte de l'état des stocks de saumons atlantique sauvages et nous a prédit une année de bonnes montaisons pour 2007, l'avenir nous dira s'il avait raison. Par après, il y a eu un bref exposé sur l'algue didymo tenu par Pierre Manseau, représentant des pêcheurs sportifs à la F.Q.S.A., David Bourdages, de la Fédération des gestionnaires à saumon du Québec et Richard Firth dir. gén. de la rivière Matépédia. 2007 s'annonce une année charnière où tous les pêcheurs doivent réaliser que l'algue didymo constitue une menace pour nos lacs et rivières et que des mesures de décontamination se devront d'être observées par tous les utilisateurs de nos cours d'eau afin d'en prévenir la propagation.

À tous les ateliers s'ajoutent les exposants en salle et les monteurs émérites, toujours disponibles pour partager leur savoir et enseigner les petits trucs du métier aux débutants. Comme à chaque année, les P.M.H.Y. peuvent se dire mission accomplie, c'est une tâche gigantesque à accomplir pour un petit groupe d'une vingtaine de personnes.

Les photos qui suivent, donnent un bref aperçu de ce qu'est le Forum de Pêche à la mouche Québec-Maritimes de Granby. Je n'ai malheureusement pas eu le temps de visiter tous les kiosques présents.