Samedi dernier nous avons fait une autre sortie de pêche sur la glace à la
Pourvoirie Paulhus de
Notre-Dame de Pierreville. Tout comme lors notre dernière sortie de pêche blanche, le temps froid régnait en maître mais avec cette fois des vents de plus de 20 km. Le pire a été de prendre le temps de bien nettoyer l'auto du frimas accumulé dans les vitres durant la nuit avant de se mettre en route.
En chemin, rendu sur le
pont de Trois-Rivières, nous avons observé vers l'aval une cinquantaine de braves qui étaient sur la glace près du quai au bout de
l'Avenue de Nénuphars à pratiquer leur sport favori. La route 132 étant glacée, nous avons circulé à vitesse réduite jusqu'à la pourvoirie.

En quittant la 132, nous avons tourné à gauche pour circuler sur le Rang du Chenal Tardif jusqu'au poste de contrôle où il faut débourser une somme de 5$ pour l'entretien du chemin qui mène sur le
Lac St-Pierre. Après cet arrêt, il ne reste que 3 minutes avant d'arriver à la cabane du Pourvoyeur où les ménés et brimbales nous seront remis. Un jeune est venu nous conduire à la cabane assignée et percer une dizaine de trous dans la glace.
Nous avions acheté des briquettes de copeaux de bois compressés et celles-ci ont été appréciées car le bois qui était fourni par le pourvoyeur était du bois de grève avec une faible valeur calorifique. De plus, il manquait deux pouces au bas de la porte de la cabane pour que celle-ci ferme hermétiquement, ce n'était vraiment pas l'idéal compte-tenu du froid sibérien qui régnait et du facteur vent qui venait amplifier celui-ci.
Nous avons donc installé les brimbales en prenant bien le temps de nous réchauffer pendant l'opération. Notre première observation a été de remarquer le bruit ambiant causé par les jeunes qui s'amusaient avec la motoneige ou le VTT de papa. Nous vous recommandons donc d'aller sur le lac les jours de semaine si possible car les fins de semaine et spécialement le samedi, la circulation est parfois infernale et la sécurité pas toujours respectée. Si vous vous rendez à cette pourvoirie, il est à noter qu'il y a un restaurant sur la glace près de la cabane du pourvoyeur.


À l'endroit où nous étions il y avait peut-être deux à trois pieds d'eau maximum sous la glace mais c'était amplement suffisant pour y capturer du
brochet et de la
perchaude. À la fin de la journée nous avions capturé et remis à l'eau trois brochets en plus d'en avoir perdu deux sur le bord du trou. Nous avons également capturé et gardé trois perchaudes que ma blonde voulait manger.

Rendu à la maison j'ai fileté les perchaudes et observé dans la chair blanche de petits points noirs semblables à de très petits plombs d'un diamètre de 1mm environ. Je les ai délogés et photographiés afin de les identifier. Selon une information reçue d'un biologiste du Ministère qui avoue ne pas être un expert en parasitologie, cela lui apparaît être des kystes de métacercaires qui sont aussi responsables de la maladie des points noirs.
Le kyste n’a généralement pas de conséquence grave pour l’hôte, sauf si un organe vital est atteint. Par contre, il diminue la qualité des filets de poisson destinés à la consommation humaine. Lors de la mastication du poisson, le consommateur aura l’impression de croquer des grains de sable.
