Aucun message portant le libellé bernaches. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé bernaches. Afficher tous les messages

mardi 24 mars 2009

Elles sont de retour



Dimanche dernier, nous avons profité de la belle journée pour traverser le fleuve à la hauteur de Trois-Rivières et visiter la région de Nicolet et Pierreville.

Le but de notre sortie était de vérifier si les oies blanches étaient arrivées à Baie-du-Fèvre et effectivement, nous avons pu assister à l'envol d'un bon groupe au loin dans un champ qui était encore passablement enneigé et glacé. Les seuls oiseaux que nous avons pu observer de près sont un carouge qui grelottait dans un arbre aux bassins d'épuration, deux bernaches en vol et quelques unes dans un champs de maïs plus une buse qui nous a passé au dessus de la tête sans que nous ayons le temps de la figer sur carte-mémoire.



Par la suite nous avons fait chemin vers Pierreville où là encore, quelques bernaches se terraient dans un champ. En longeant la rivière Yamaska, nous avons croisé une vieille demeure où juché sur la cheminée, un hibou de plastique faisait de son mieux pour faire effayer les pigeons.



L'observation d'oiseaux sera beaucoup mieux d'ici deux semaines, les temps froids des derniers jours ont étiré l'hiver un peu mais pas de doute, le printemps sonne à nos portes et c'est tant mieux, je n'en peux plus d'attendre le réveil de la nature.

mercredi 16 avril 2008

Interlude à Baie-du-Fèvre



J'ai profité de la journée de lundi où ma conjointe ne travaillait pas pour aller chez L'Ami du Moucheur à Trois-Rivières et par la suite traverser sur la rive Sud du St-Laurent à Baie-du-Fèvre pour voir si les étangs y étaient calés. Le soleil n'avait pas encore fait son oeuvre et ceux-ci étaient encore recouverts de glace.



Les beaux jours étant toutefois à nos portes, le nombre d'oies des neiges dans les champs commence à être considérable et les journées de chaleur que nous connaîtrons jusqu'à lundi prochain nous amènerons les retardataires qui sont encore plus au Sud.





J'adore le printemps car celui-ci réveille la terre endormie depuis des mois sous un épais manteau blanc et disons qu'en 2008, le Québec a été choyé en ce qui concerne les précipitations neigeuses, il y a longtemps que je n'avais vu autant de neige. Reste à espérer que la fonte printanière ne causera pas trop de dégâts. Le côté qui me déplaît par contre au printemps, c'est cette période entre la fonte des neiges et la repousse des plantes où tout est terne et sale. Faire de la photographie quand tout est luxuriant, c'est plaisant, il y a toujours moyen de jouer avec les contrastes mais quand tout est "drabe" c'est une toute autre histoire.




Nous n'avons pas été longtemps sur la rive Sud les glaces étant encore prises mais j'y ai tout de même observé quelques oiseaux, outre les oies des neiges et les bernaches, j'ai pu y observer une buse pattue, une alouette hausse-col (cornue), des bruants, carouges et même du caca de chien (eh oui, il y a encore des gens qui préfèrent laisser les souvenirs de "pitou" sur place, espérons qu'un jour ils comprendront qu'un petit sac de plastique bien chaud dans la poche arrière ça fait oublier le froid. lol ).



Dès que l'herbe aura commencé à verdir et les feuilles sortir de leurs bourgeons, je retournerai à Port St-François et Baie-du-Fèvre, il sera alors plus facile d'avoir des photos plaisantes à regarder.




J'inclus la photo de l'alouette hausse-col même si elle n'est pas de qualité, celle-ci a été prise alors que j'étais passager et que l'auto roulait à basse vitesse. À la dernière seconde, ma blonde a vu l'oiseau qui s'apprêtait à s'envoler et était sur le bord du chemin côté conducteur, je lui demandé de s'appuyer la tête sur le banc et j'ai pris des photos à l'aveuglette en rafale tout en visant approximativement au zoom 70-300 ne pouvant voir l'oiseau qui était au sol. Au visionnement, coup de chance, on pouvait distinguer l'alouette. La qualité n'y est pas mais si je n'avais pas essayé, je n'aurais pas de photo. On fera mieux la prochaine fois.

vendredi 4 mai 2007

Le Chemin du Roy

Jo était en congé mercredi et nous en avons profité pour faire un aller-retour à Québec.

Comme il est connu que les retraités ont tout leur temps, j'ai décidé de faire le trajet via le Chemin du Roy plutôt que par l'autoroute. Première constatation, mon dieu que c'est tranquille, il faut croire que les autoroutes ont la cote. Les villages aux maisons anciennes se succèdent avec pour seules activités des gens qui balaient leur terrain, font des réparations printanières ou encore des cultivateurs qui s'affairent à préparer les champs pour les semis. Pour ce qui est de la circulation routière, nous avons l'impression que la route nous est réservée tellement il y a peu d'automobiles et camions.

Arrêt éclair au village de Deschambault où l'on retrouve boulangerie artisanale, petits café sympatiques et un presbytère renommé. J'aime bien l'ambiance qui se dégage de cet endroit, contrairement à plusieurs autres municipalités du Québec où les jeunes ont quitté pour des études ou du travail dans les grands centres attractifs que sont Québec et Montréal, il semble y avoir ici une vie active qui gravite autour de la jeunesse.

Chemin faisant, nous décidons d'aller faire un tour sur le quai fédéral à Portneuf. La vue sur le fleuve y est magnifique et comme décision, s'en était une bonne. Des milliers d'oies des neiges et de bernaches avaient choisi les environs du quai pour se gaver dans les boues riveraines. Il ne manque qu'un soleil éclatant pour faire ressortir la blancheur des volatiles contrastant avec la grisaille du rivage.


Nous passerons deux heures au quai à observer les oies pas tout à fait blanches jouer à l'autruche, c'est tout un spectacle que de voir ces grands oiseaux s'enfouir complètement la tête dans la boue pour aller chercher un rhizome, s'affronter en ayant l'air de dire "touche pas à mon plat" et finalement regagner la rivière qui se jette au fleuve pour se débarasser de toute la boue accumulée par leur quête de nourriture.


Le quai de Portneuf est un endroit merveilleux pour observer le traffic maritime qui est à l'occasion assez intense sur le fleuve. Rendons hommage ici à ces pilotes du St-Laurent qui conduisent des navires aux dimensions impressionnantes dans un petit chenail qui ne pardonne pas les erreurs de navigation. Il faut voir arriver de loin ces "voitures d'eau" qui sont obligées de décrire un S à contre-courant pour réaliser que le fleuve St-Laurent demande des mains expertes aux commandes de ces mastodontes des mers sinon, peu probable de se rendre à Montréal.

Donc, rendu à Québec, déjeuner au Commensal sur la rue St-Jean et visite à l'épicerie J.A. Moisan qui rappelle une époque passée. Ceux qui aiment cuisiner ont l'impression de se retrouver ici dans la caverne d'Ali-Baba où celui-ci aurait caché fromages,épices, huiles, thés et tout ce qu'il faut pour faire d'un repas un souvenir innoubliable. Pas beaucoup de pouces carrés sans faire une découverte dans la plus vieille épicerie d'Amérique du Nord.

Au retour, nous avons longé le boulevard Champlain où les travaux en vue du 400 ème anniversaire de la ville de Québec vont bon train. Très beau coup d'oeil sur le fleuve avec en bonus le passage sous le Vieux pont de Québec et le Pont Pierre Laporte qui nous font réaliser l'évolution du génie civil au cours des années, tout à fait remarquable de voir côte à côte ces géants aux techniques de construction complètement différentes.

Autre petit arrêt à Portneuf au retour, les oies étaient aussi sales que dans l'avant-midi mais semblaient plus calmes et distantes du rivage.


Demain samedi, pratique de lancers à la mouche avec des connaissances au Parc Pie XII de Trois-Rivières, la saison de pêche est débutée et il est grand temps de se retremper dans cette merveilleuse activité qu'est la pêche à la mouche. J'essaierai de prendre des photos et possiblement une court vidéo de lancers, aucune promesse cependant, je prends la vie au jour le jour.